Le restaurant bĂ©nĂ©ficie dâun bel emplacement, Ă lâĂ©cart du cĆur de ville, loin de la foule, au bout dâune rue parfaitement refaite dans lâesprit dâUzĂšs. La dĂ©coration est Ă©purĂ©e, design, pas tape Ă lâĆil. La carte ramassĂ©e permet nĂ©anmoins Ă chacun dây trouver son bonheur. Les plats sont un concentrĂ© dâimagination, au propre comme au figurĂ©, tout est dressĂ© dans des assiettes creuses, avec une impression de peu, mais gustativement les saveurs sont originales Ă lâimage de cette glace Ă la moutarde sur un tartare de veau, franchement trĂšs bonne. Mais un restaurant câest une incarnation, tant dans lâassiette que dans la salle, et lĂ , elle nây est pas. Le service assurĂ© par deux jeĂ»nes serveurs, au demeurant charmants et faisant leur possible, nâest pas Ă la hauteur de la rĂ©putation du restaurant. Il manque dâun patron en salle, dâune Ăąme. ConsĂ©quence les serveurs sont incapables dâexpliquer la trĂšs courte carte des vins, incapables de citer les cĂ©pages, les provenances des producteurs. Il y a encore un peu de travail Ă faire et une belle marge de progression. On viendra vĂ©rifier cet hiver. StĂ©phane Capron, journaliste. France Inter, sceneweb.fr.